I Don’t Know – Je n’sais pas

 

I Don’t Know

And is it folded into laparello books,
Or is it hidden in the wrinkle of a walnut,
Or the shrapnel of its shell ?
Does it crackle in the static,
Under dust sheets in the attic,
Is it howling in the silence of a broken bell ?

Is it swimming thick in mystery,
Does it crystallise in hindsight,
Does it mind its table manners,
Or is it tugging on your sleeve ?
Is it defined by shadow,
Given depth through tonal ranges,
Do the angels sing its entrance,
When the rent’s due does it leave ?

Where does it come from ?
Where does it go ?
Don’t ask me,
Because I don’t know.

And can you drink it into focus,
Is it face down in the mud,
Is it thudding in a headache,
Or vented from the spleen ?
Does it delineate a figure,
Can it trigger something bigger,
Is it loaded in the memory of a madeleine ?

Do you see it in perifery,
Or in the eyes of monkeys,
Do you think of it in reverie,
Or pick it out your soup ?
Can you grow it, can you shed it,
Can you pay for it on credit,
Can you shuffle it or skip it,
Or is it stuck on loop ?

Where does it come from ?
Where does it go ?
Don’t ask me,
Because I don’t know.

And are these cracks on our media screens stimulating,
Intellectually sexy or sensationally frustrating ?
And if we penetrate these gaps are we warmly enclosed,
Or exposed, defenestrated, initiating collapse ?

And does a lapse in our memory
Make space for concentration
Create a place for recreation,
Open up the room to test ?
Or does it hamper forward movement,
If we ignore trial and improvement,
Do we just scrawl another phallus on the palimpsest ?

Where does it come from ?
Where does it go ?
Don’t ask me,
Because I don’t know.

I can’t tell you
Where you might find it
I’ve been asking
And I have no answers
Now

And can it love you like a daughter,
Then demand of you a slaughter,
Does it take you out and buy you drinks,
And get you in a fight ?
Does it present itself in visions,
In a blinding flash of light,
Or does it creep into your bedroom,
In the middle of the night ?

Do you take it on vacation,
Or find it at your destination,
Does it patiently await you,
Or hurry on ahead ?
Can it be read between the lines,
Across the forehead of your father,
Do you gather it in bundles,
From the cities of the dead ?

Where does it come from ?
Where does it go ?
Don’t ask me,
Because I don’t know.

Je n’ sais pas
Et est-ce plié dans des livres-accordéon,
Ou caché dans la ride d’une noix,
Ou les débris de sa coque ?
Est-ce que ça crépite dans l’électricité statique,
Sous les draps poussiéreux du grenier,
Est-ce que ça hurle dans le silence d’une cloche cassée ?

Est-ce que ça nage dans un épais mystère,
Est-ce que ça cristallise avec le recul,
Est-ce que ça fait attention aux bonnes manières
Ou est-ce que ça tire sans cesse sur ta manche ?
Est-ce que c’est défini par l’ombre,
Approfondi par les valeurs tonales,
Est-ce que les anges chantent son entrée,
Quand il faut payer le loyer, est-ce que ça s’enfuit ?

D’où ça peut bien venir ?
Et où ça va ?
Ne me demande pas,
Car je n’sais pas.

Et peux-tu le boire jusqu’à le voir net,
Est-ce que ça a la gueule dans la boue,
Est-ce que ça tape dans une migraine,
Ou est-ce déversé par le spleen ?
Est-ce que ça dessine une figure,
Est-ce que ça peut déclencher quelque chose de plus grand,
Est-ce chargé dans la mémoire d’une madeleine ?

Le vois-tu en périphérie,
Ou dans les yeux des singes,
Y penses-tu lors de rêveries,
Ou le sors-tu de ta soupe ?
Peux-tu le faire grandir, le faire muer,
Peux-tu le payer à crédit,
Peux-tu le mettre en aléatoire ou le passer,
Ou est-ce bloqué en boucle ?

D’où ça peut bien venir ?
Et où ça va ?
Ne me demande pas,
Car je n’sais pas.

Et est-ce que ces craquements sur nos écrans sont stimulants,
Intellectuellement sexy ou sensationnellement frustrants ?
Et si nous pénétrons ces trous, sommes-nous chaudement enveloppés,
Ou exposés, défenestrés, à la source d’un effondrement ?

Et est-ce qu’un trou dans notre mémoire
Fait de la place pour la concentration
Crée un espace pour la récréation,
Ouvre une pièce pour l’expérimentation ?
Ou bien est-ce que ça gêne les mouvements en avant,
Si on ignore les essais et améliorations,
Est-ce qu’on gribouille juste un autre phallus sur le palimpseste ?

D’où ça peut bien venir ?
Et où ça va ?
Ne me demande pas,
Car je n’sais pas.

Je ne peux te dire
Où tu pourrais le trouver
J’ai déjà demandé
Et je n’ai aucune réponse
Maintenant

Et est-ce que ça peut t’aimer comme ta fille,
Puis te demander un assassinat,
Est-ce que ça peut te sortir et te payer des verres,
Et t’entrainer dans une bagarre ?
Est-ce que ça t’apparait en visions,
Dans un éclair aveuglant,
Ou est-ce que ça rampe dans ta chambre,
Au beau milieu de la nuit ?

Est-ce que tu le prends en vacances,
Ou tu le trouves à destination,
Est-ce que ça t’attend patiemment,
Ou te précède constamment ?
Est-ce qu’on peut le lire entre les lignes,
Sur le front de ton père,
Est-ce que tu le ramasses par paquets,
Dans les grandes villes de la mort ?

D’où ça peut bien venir ?
Et où ça va ?
Ne me demande pas,
Car je n’sais pas.

Lyrics by Rob Miles

Traduction par Loreleï Martinsse

 

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